[«L’impertinent héraut du bon sens», Le Journal du Jura, 21 octobre 1999]
En bon Suisse d’extraction modeste, Jean-Pierre Rochat trait sa chèvre, vit paisiblement et publie des bouquins. Éleveur talentueux, il écrit tous les matins entre quatre et cinq heures pour le plus grand bonheur des esthètes et des polissons.


[Le France-Montagnard, Michel Lambert, 18 novembre 1999]
Tous ceux qui aiment les histoires proches de la terre, écrites comme on parle, avec des expressions bien de chez nous, et un bon sens paysan parfois déroutant dégusteront les textes de Rochat avec beaucoup de plaisir. « Chevaux de trait », le fils qui est sorti de l’école d’agriculture ; « Barnabé », le vieux berger d’alpage qui rêve d’une femme ; « Le cabri », l’histoire pathétique de Jérôme qui a reu un cabri pour son anniversaire […] les dix-sept nouvelles contenues dans ce livre sont absolument remarquables.


[Décharge, Alain Kewes, décembre 1999]
L’air du temps est à l’urbain façon Ravallec, au frelaté façon Houellebecq, au faisandé d’émois sexuels de jeunes filles. Aux antipodes, Jean-Pierre Rochat, suisse et berger de son état, nous fait remonter la montagne avec ces récits de marginaux, inadaptés du monde moderne, largués en pleine mer des années 50, ayant perdu de vue la balise de l’an 2000. le tableau est féroce, souvent drôle, décapant, riche aussi d’une énorme tendresse, d’un bon sens, désabusé puisqu’on sait bien que ce n’est pas lui qui dirige le monde.