[Luce Guilbaud, www.terreaciel.net, juillet 2017]
« Marie-Hélène Prouteau nous entraîne dans une promenade/arpentage de la ville de Nantes. On ne peut s’empêcher de penser à Julien Gracq mais si elle met ses pas dans ceux de Gracq, ce sont bien ses propres déambulations dans la ville affairée d’aujourd’hui où le passé affleure […] Des livres, des tableaux, des films, toute une initiation à être, à penser, à imaginer à travers ses lieux de vie quotidienne. La relation particulière à cette ville mobilise l’écrivain. Cette ville qui est pour elle, la ville de vie, du travail, de la culture, des rencontres. La ferveur du regard de Marie-Hélène Prouteau et son attention à sa ville font lever en nous des désirs de partager ses déambulations. »

[Gilles Cervera, Bretagne actuelle, le 10-07-2017]
« Flâner à Nantes
Lisant de Marie-Hélène Prouteau La ville aux maisons qui penchent, je ne me suis rien moins que promené avec une amie jamais croisée! Une vieille connaissance à mon bras, et pour guides conjoints Jacques Demy, Jeanne Moreau, vous brûlez, Anouk Aimé, pile c’est Lola, face c’est Nantes !
Avec cette vieille amie que je ne connais pas, j’ai flâné durant des pages, pas si loin du rêve de la ville. Cette amie qui écrit, l’écriture est sa ville. […] il se trouve que M-H Prouteau a pour compagnon mes compagnons, Michel Chaillou, Julien Gracq –est-il nommé, mais son ombre est partout, Georges Perros ou Yves Landrein.
[…] Flâner dans la ville invite aux temps superposés […] L’auteure passe du coq à l’âme, du rêve à « la ville rêvée », des hauteurs de la Butte Sainte Anne à Dostoïevski via « le sentiment de l’eau ». L’histoire de la ville hante l’auteure qui hante la ville. […] L’histoire est partout et pas qu’en panneau des rues ou en plaques de marbre. Nantes est une mémoire de sang, de sou et d’ouvriers libertaires, de métallos en colère et d’anars de droit commun. Tout court dans ce livre court, une poésie du présent placée sous le passé et en surplomb des temps. […] le livre fait un bien fou, comme un peu folle est Nantes, la ville ouverte qui se regarde en face, y compris en ce qu’elle eut de pire, y compris ses machinations de machines, cet extraordinaire vernien, toute cette poésie de la ville de mer sans mer, tout l’aplomb de la Tour Bretagne d’où Turner et Buren croisent leurs formes.  »