Entretien d’Ami Bouganim avec Elias Levy, cjnews.com, 30 avril 2018.

[M.M. et M.S.-A., Notes bibliographiques, fév. 2018]
« Cid a grandi à Casablanca, sur les terrasses du quartier de l’Estuaire où “cohabitait l’humanité toute entière”, mélange harmonieux de religions, nationalités, classes sociales et modes de vie. Enfant sans père, il connaît la liberté et l’insouciance, et plus que tout, l'amour exclusif de sa mère. Mais lors que les Juifs marocains entament leur exil en Europe ou au Canada, celle-ci choisir de s'installer avec son fils en Israël. […] Dans ce roman aux accents autobiographiques. Ami Bouganim peint la difficulté des émigré à trouver une place dans un pays dont il faut s'approprier la langue, les coutumes, le mode de vie, au prix du renoncement à tout ce qui, jusque-là, a été fondateur. Et, tout aussi clivant, le regard des autres, forts de leur droit du sol, de l'organisation étatique, administrative, sociale, qui ne leur concède qu'un statut de “bâtards” entre leurs pays d'origine et d'adoption. Si l'on comprend la tristesse du narrateur d'avoir quitté le Maroc, son désespoir à la mort de sa mère, il est plus difficile d'accepter la litanie de critiques souvent haineuse contre Israël. »

[Patricia Jobe, Babelio.com, 16 octobre 2018]
« Ce livre est le récit d'une inadaptation.
Le narrateur et sa mère quittent le Maroc et les terrasses de Casablanca pour Israël, Terre promise à leurs aïeux juifs. […] Quand la maman de Cid décide de gagner Israël, il ne peut que la suivre mais il est loin de partager son enthousiasme et ses convictions religieuses et ce pays lui semble une imposture messianique. Commence alors pour lui, une vie faite d'amertume et de désillusions. […] Il est dégoûté par le pays tout entier, son administration, sa religion, son armée, sa politique. […] La plume d'Ami Bouganim est très belle, incisive, tranchante, sans concession. L'auteur ascène ses coups dans un style bref, affirmé. J'ai vécu ce roman comme un cri, un hurlement de douleur et de colère. »