Un extrait du livre
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12 €

 

ISBN 978-2-913904-62-0 | 13,5 20 cm | 84 p.

Deux enfants, deux « petites » peu pressées de grandir, saisies sur quelques saisons de sursis, « à l’abri des fracas du monde ». On avance dans le récit comme dans un tableau de Chardin ou de Sisley : tout à la fois un conte d’enfance composé par touches successives impressionnistes et un journal d’adulte penché sur des scènes encore imprégnées de secret et dont les résonances font songer aux compositions de Paul Delvaux. Entrent en scène le jardin, la maison et ses dépendances, l’intendant et la grand-mère, les petites filles, le chien, les mères. Une évocation intemporelle de charmes mystérieux, un regard d’enfant implacable.

« Les petites se perdaient parfois entre les choses qui font du bien et celles qui font du mal. De temps en temps elles se persiflaient des insultes au visage, l’œil luisant. Elles se frappaient sur le bout des doigts pour se souvenir qu’elles étaient réveillées, dans le monde silencieux des verrières aux nervures de cuivre, dans la cabane sous le platane, dans la maison derrière le portail vert. »

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10 €
ISBN 978-2-913904-39-2 | 13,5 x 20 | 96 p.

Au hasard d’un réaménagement de poste, l’auteur, enseignante, est envoyée dans un EREA – Établissement régional d’enseignement adapté – accueillant, de la 6e au CAP des jeunes en grande difficulté scolaire. EREA qui rassemble à Paris des élèves pour la plupart franco-africains.
Cet ouvrage vient s’inscrire dans la réflexion entreprise sur l’ensemble de la question de l’enseignement en France, en ce moment. Qui sont ces enfants, comment vivent-ils hors de l’école, comment peut-on, à Paris, en 2008, poursuivre une scolarité professionnelle sans ressources, parfois sans domicile et sans papiers ?

Première heure du matin. Nous venons de nous asseoir, j’ouvre mon cahier d’appel. Un élève m’interpelle : « Vous ne trouvez pas cela bizarre, je veux dire, ça vous fait quoi d’être la seule Blanche dans cette salle ? »


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13 €

 

ISBN 978-2-913904-08-8 | 13,5 x 20 | 96 p.

Quelques mois dans la vie d’une petite fille dont l’univers mental et sentimental balance lentement, du cocon familial et protecteur de la maison où sa mère penchée sous la lampe de la cuisine confectionne une robe « fantaisie, sans excentricité », jusqu’à l’école où l’enfant découvre son nom, « BAILLEUL Annie », inscrit en violet sur un carton vert. Avant le terrain vague, frontière arbitraire entre ces deux mondes, il y a la chaude présence d’une mère qui fascine l’enfant, au-delà, l’apprentissage merveilleux des mots et de leur singulier pouvoir.

« Qui étais-je vraiment ? Petite fille habitée de mauvais rêves et traversée de fantômes, trouée comme une passoire par tous les pores de sa peau… Perméable à toutes les érosions et dérisions… Décapée, dépitée, décapitée à chaque déluge, nettoyée et vidée de ses émotions primaires… Notre maison était creuse et moi comme elle car l’école était pleine. »


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10 €
ISBN 978-2-913904-18-7 | 13,5 x 20 | 96 p.

C’est un fragment d’enfance au temps de Radio Days. Une gamine éperdue, dont les pensées ne cessent de tourbillonner, s’interroge sans fin sur l’avant, l’après d’un incroyable instant. Elle mène, dans un décor paisible de briques rouges et de lilas, une guerre secrète, acharnée, pour achever de se constituer, pour se reconstituer malgré la cassure. Elle cherche des issues à sa stupeur et se consume dans l’attente.

« La cour de notre maison était comme un théâtre à ciel ouvert… Selon les saisons, j’admirais la blancheur de la neige ou du lilas, mais aussi la verdure, les rayons du soleil, la pluie, le vent, et, d’une façon générale, les intempéries, que je comparais aux dérèglements des personnages qui jouaient dans les pièces. L’un deux s’appelait l’Absent. C’était un homme mystérieux dont les autres parlaient avec un mélange d’espoir et de colère. »

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ISBN 978-2-913904-58-3 | 13,5 x 20 | 84 p.

Le joueur est une joueuse, une petite fille rêveuse qui grandit dans les faubourgs de petites villes du Nord, où le retour de l’école le soir par des rues mal éclairées est un trajet périlleux. À travers les peurs et les jeux, et la marque indélébile d’un quotidien aride intensément évoqués, la simplicité des faits devient une épopée du bonheur familial.

« D’un coup de raquette, je lançais la balle à l’autre bout du monde connu. J’apprenais à baliser mon territoire, à en explorer les limites. La petite balle en caoutchouc avait la fonction d’un émissaire, elle décrivait de la terre vers le ciel et du ciel vers la terre des orbes et des courbes qui m’expliquaient l’univers. »

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10 €
ISBN 978-2-913904-25-5 |  | 112 p.

Au seuil de leur treizième année deux enfants se confrontent à la vie. Ils sont engagés dans une enquête – une quête du sens. Ils se posent, en toute innocence, des questions philosophiques, métaphysiques. Le monde a-t-il des bords ? Pourquoi des langues différentes ? Être un autre, c’est comment ? Dieu, ça existe ? Un peu ? Et si on coupe un ver de terre en deux, a-t-on doublé sa vie ? La drôlerie de cette enquête, dépourvue d’infantilisme, vient de ce qu’on découvre, au fil des pages, toute son actualité dans nos vies d’adulte. Et que la philosophie ne fait jamais que revisiter nos tourments d’enfant. Un livre limpide sur ce passage où un enfant cesse de l’être.

« Le mur du “non” s’était une nouvelle fois dressé. Depuis bien longtemps on connaissait son existence. On avait appris à départager le monde entier avec des « non ». Toute idée qui se présentait apportait oui ou apportait non. Déchirer les rideaux c’était non. Arracher les tulipes c’était non. Dire bonjour c’était oui. Le répéter plusieurs fois c’était non. […] Dire bonjour ou bonsoir à tous et à chacun c’était non. À la plupart des gens croisés, au hasard des rues, il fallait ne rien dire du tout. »



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10 €
ISBN 978-2-913904-06-4 | 14,5 x 21 | 112 p.

Un éclairage oblique, rasant, porté sur l’enfant Genet, gosse de l’Assistance, « petit Paris » placé chez des villageois d’Alligny-en-Morvan. L’auteur traque l’ombre du poète dans la vieille bâtisse où celui-ci passa son enfance. Dans les herbes des prairies qu’il foule à son. tour, il en révèle l’empreinte. Il réveille les souvenirs des vieux du village et raconte non seulement l’enfant, mais le vieil homme revenu, brièvement, peu avant sa mort.

« Le temps est âpre. Dans le matin gelé tu peux tenir debout sur une branche noire de genêt gelé. Ici la vie t’endurcit, petit. Tu seras dur comme le granit rose et gris, insensible et cynique comme le froid d’hiver, triste comme les ciels gris de neige, sombre genêt gelé. Tu as aussi le sourire étoilé de l’éclatante fleur jaune du genêt au printemps. Genêt gris, genêt jaune. Tu redescends pour la dernière fois, cette saison, la vache barrée à l’étable. Tu quittes la nature. Seule compagne. »



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10 €
ISBN 978-2-913904-44-6 | 13,5 x 20 | 96 p.

Il y a le chien. C’est une chienne, mais le père dit le chien. « La niche le chien ». Peu doué pour les mots, le père, dans sa bouche, ils claquent comme des ordres. Pas le temps de parler, il se tue à la tâche et, quand la colère le prend, il sait mieux manier la laisse que le langage.
Solitaire, « fort au calcul », autiste peut-être, l’enfant trouve refuge auprès des animaux, ses semblables. C’est ainsi qu’aux portes mêmes de sa maison, entre « campagne » et « colline », il crée pour lui seul un monde enchanté qu’il traverse, léger.
Mais voilà qu’arrive un petit frère, et la violence du monde adulte gagne inéluctablement les enfants…

« J’étais né, je n’étais pas né, je ne sais pas. Mais j’ai entendu toute l’histoire. Elle attendait ma naissance cette fable. Les coups, je les ai comptés. Mon frère me soufflait le nombre pour pas que j’oublie. Il répétait, tu es seul à savoir, le seul avec moi, et je répétais. 22 exactement. Il y en eut 22. Moi je dis pareil, 22 aussi. Je vois le sang sur la table. Le goût, je l’ai sur les lèvres. L’air était rouge, incroyablement. Cerise. Carmin. Écarlate. Vermeil. Cramoisi. »