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ISBN 978-2-913904-59-0 | 13,5 x 20 cm | 96 p.

Consignant ses observations sur une vingtaine d’années entre les deux guerres, l’auteur (1887-1983) empli d’attention et de bienveillance cultive ses ruches avec amour « aux abords de la Montagne Noire, dans l’Aude », tant pour le miel qu’elles lui donnent que pour la connaissance du sujet qu’il en rapporte, et le plaisir de nous le faire partager. Une bonne dose d'anthropomorphisme fait du récit un délicieux mélange de sagesse paysanne et d’observation érudite.

« Pour ausculter la ruche, je l’ai déjà dit, on s’agenouille et l’on écoute tour à tour sur trois faces en négligeant le côté avant de la ruche.
On peut ausculter également en appliquant l’oreille sur le plafond. Vous devez entendre un léger bruissement, une rumeur sourde et régulière, d’une tonalité plutôt grave. Plus elle est prononcée, plus la population est dense. Lorsque la rumeur est courte, irrégulière, l’indice n’est pas satisfaisant. Vous percevrez surtout ce bruissement du côté occupé par le groupe de l’essaim, qui adopte généralement le côté le plus touché par le soleil. Pendant la belle saison vous pourrez accentuer le bruissement en tapotant légèrement avec deux doigts. En saison froide abstenez-vous-en, ou agissez légèrement, pour éviter l’émoi et la désagrégation du groupe.
Nous savons bien que, durant la période qui va du printemps à l’automne, il ne faut pas reculer devant des visites nombreuses, mais on ne doit pas les multiplier sans utilité.
Mon nouveau procédé d’auscultation réside dans l’emploi du stéthoscope, qui amplifie le son, mais il faudrait le perfectionner et augmenter la surface du pavillon écouteur.
Écoutez vos abeilles !
 »

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ISBN 978-2-913904-53-8 | 13,5 x 20  cm | 154 p.

Un goût de terre argilo-calcaire, une odeur de chemins vicinaux, de voies de petite communication et au fond coule une rivière qui ferme le passage.
Le narrateur, de retour comme Ulysse dans le pays de ses aïeux, retrouve sa demeure et se fond dans un décor de prés, d’arbres et d’eaux, à l’affût des traces inscrites dans ce paysage agreste. Au gré de notations bienveillantes ou caustiques, par petites touches,se dessine un portrait impressionniste et secret d’une campagne vivante.
Passent les saisons, les travaux et les jours, page après page ce carnet bruissant de surprises initie notre regard au charme de ces lieux.
En contrepoint pourtant, un phénomène récurrent, étrange, une anomalie de circulation automobile, inquiète et lentement recouvre le voisinage d’une ombre d’incertitude…

« Si je ne bouge pas, c’est aussi parce que je suis autrement préoccupé, et par une image étrange. Oublieux des flocons qui passent devant le carreau, je regarde sur l’écran un cliché de Google Earth. De l’espace intersidéral, figuré par une Terre bleue perdue dans le noir, allégorie du désespoir, je me suis approché virtuellement des toits de mes maisons qu’un satellite espion a photographiés un beau jour d’été sans nuage.
Je suis comme un oiseau, un busard peut-être, immobile à mètres d’altitude. D’une légère pression du majeur, je descends un peu, pour me trouver à hauteur du troisième étage d’une tour Eiffel dont les piliers se trouveraient au niveaude la mer. Nous sommes le 17 juin 2004 : c’est écrit au bas de l’écran. Dans le pré qui longe la rivière, derrière le lavoir, la fenaison est achevée. Je le vois à ce fond jaune orangé de la parcelle qui tranche sur le vert un peu gris, un peu grumeleux, des champs et des arbres, ceux-là rassemblés en une coulée moutonnante, trahissant le lit méandreux de la Noue. Des stries pâles ondulent sur le pré et forment un autre méandre, chemin régulier et tortueux qu’a tracé la faucheuse.
»


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12 €

 

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ISBN 978-2-913904-50-7 | 13,5 x 20 | 80 p.

Une veillée d’armes pour une étrange fête laïque, quelque part dans un village du Dauphiné, à l’écart des grandes routes ; sa place, son école, ses habitants dont quelques-uns se présentent, majuscules et uniques. Une très spéciale fête locale se prépare. Locale ?… seulement ?… Le narrateur, traducteur inquiet, récemment installé là avec sa famille, déchiffre dans cette folle journée de récréation une moisson de signes joyeux et graves, dissidents.

« Une journée se terminait en beauté, qui arrachait à l’ordinaire la nourriture même de ses espérances. À une journée de paix succédait une autre, et tout était là, et il se sentait oppressé. Il découvrait que la paix est une compagne rude, sans compromissions. »


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ISBN 978-2-913904-54-5 | 14 x 21  cm | 240 p. p.

Aux confins boisés du Chili austral, aux prises avec un monde ténébreux et sauvage évoqué avec un réalisme saisissant, deux êtres s’engagent aveuglément pour une vie commune pleine de fureurs et de dangers.
Leur histoire d’amour a la simplicité d’une tragédie ancienne. Prise en étau entre la nécessité et la loi de l’argent-roi établie sur l’exploitation des ressources primitives, leur destinée va devoir se frayer une solution déchirante.
Une tronçonneuse comme instrument des ténèbres pour offrir une chance à la vie... un adjudant de carabiniers d’une droiture religieuse égaré dans un monde de prévarication... un pasteur évangélique fou à lier qui endoctrine de pauvres bucherons... des bouviers gauchistes et leurs bêtes intrépides... sont les comparses de ce polar lyrique campé dans un Chili intemporel fouetté par la pluie et le vent.

« Grand-messe de puissance, de violence. Par une extrémité du bâtiment, béante à plein-vent, les grumes de bois boueuses, écorchées, se présentent en cortège, enchaînées, pendues à des portiques roulants. Le défilé fait pause quand chaque bille est à son tour déposée sur deux traverses aux pieds d’un homme. Seul parmi les présents à porter un casque argenté. Debout devant la grume dont le diamètre excède sa taille, l’homme en observe la coupe, marquée d’un signe rouge sang. […] Il doit savoir déterminer la qualité des grumes, leur fil. Comment, suivant l’angle de coupe, en tirer les poutres ou planches les plus belles, les plus longues, les plus résistantes.  […] Le tourne-bille de Valenzual est le meilleur du canton, de la région sans doute. Un homme précieux, peut-être irremplaçable. »


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ISBN 978-2-913904-56-9 | 11,5 x 18,5 cm | 60 p.

Libraires : commande directe auprès de l'éditeur.

En 1950, Jacques Prévert, ami du Saint-Jeannois Georges Ribemont-Dessaignes, accompagné de Françoise Gilot et d’André Verdet, vient à Saint-Jeannet pour la Fête des Raisins. Il tombe sous le charme du village, de son vin, de ses vignerons, de ses enfants, de ses arbres, du Baou. Il leur dédie un long poème, Françoise Gilot l’illustre, Marianne Greenwood joint ses photographies. Les éditions Falaize publient peu après cette Vignette, « pour le plaisir et le compte des vignerons de Saint-Jeannet ».

« Et saute le bouchon
c’est la fête à Saint-Jeannet
Et le beau temps s’étale sur le Baou
[…] Rien d’autre que le soleil et l’ombre
caressant tous les arbres
rien d’autre que la vie embrassant la campagne
rien d’autre que le sang des vignes
[…] Rien d’autre que les voix des hommes et des femmes
[…] Rien d’autre que les voix des bêtes et des oiseaux
et des enfants
C’est la fête à Saint-Jeannet
»




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ISBN 978-2-913904-57-6 | 13,5 x 20 cm | 80 p.

Au jour le jour, cette ballade des femmes du temps jadis… et de leur délicieuse descendance actuelle trace les séquences d’une longue vie amoureuse entre le Val de Travers et le lac de Bienne, avec des mots toujours aussi abrupts pour dire la dureté quotidienne de la vie du paysan de montagne, des mots qui ont la saveur des baies sauvages, une odeur de racines âpre, rugueuse comme la gentiane. Mais le bouchoyeur est un tendre élevé à la dure par l’Oncle Marc dont la figure et la mort sont le pivot de cet hymne à la vie.

«À quoi, pensez-vous ? me dit-elle face à mon stylo levé et mes points d’interrogation dans les lunettes qui se teintaient au soleil. Elle veut peut-être voir mes yeux, peut-être que mes yeux arriveront à lui insuffler tout le bonheur qu’ils éprouvent à la dévisager de près. Je suis couché sur le dos et je ronronne c’est une impression, elle me gratte le ventre, la vérité c’est que je pense à trop de trucs en même temps pour tenir commerce d’esprit lucide. Je suis rempli de tendresse pour elle, un coq chante, nous sommes une fin d’après-midi ensoleillé de printemps précoce, les merles chantent déjà, les merles c’est gratuit et pourtant ça vaut tout ce que tu peux payer très cher à écouter comme concerts et matériel d’écoute compliqué, ensemble dans le silence, les merles viennent se rouler dans nos oreilles comme à la piscine, nous sommes saisis dans le papier cadeau de l’instant présent.»


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ISBN 978-2-913904-34-7 |  | 110 p.

Sur les versants herbeux du Haut-Jura bernois, une drôle d’empoignade avec la montagne, la solitude et la dureté du quotidien. Jeune homme en colère qui a fui la ville, Rochat se retrouve là-haut avec une chèvre, un cheval et le cul des vaches qu’il garde pour les paysans d’en bas. À la lueur indécise de l’aube, quand les rêves sont encore au bord des dents, il traduit la musique du vent qui secoue les feuillages. Chronique de la vie d’un berger de 20 ans, éditée une première fois au début des années 1980.

« La journée finie, pour couper court à la mélancolie-du-soleil-couchant, je sautais sur Médaille et parcourais la montagne jusqu’à une heure très avancée de la nuit. […] Une main dans la crinière, le cul trempé par la sueur du cheval, j’étais bien. Je me rappelle un sentier tapissé de feuilles humides, où l’on n’entendait plus marcher Médaille, où mes pensées devenaient plus intenses. »

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10 €
ISBN 978-2-913904-01-7 | 13,5 x 20 | 96 p.

Décapante peinture de la Suisse profonde contemplée par un berger qui descend parfois de sa montagne et ricane. Il décrit alors simplement, lucidement, Cheap Breitling Replica comiquement ce qu’il a vu. De Trouchca, le réfugié à queue de bouc, à Barnabé, Firmin, Oscar, et l’abominable oncle Albeure, transhument des personnages hilarants. Les enfants puent, les animaux crèvent, le racisme ordinaire devient extraordinaire et même Dieu délire enfin. De grandes vagues de tendresse tempèrent la férocité de ce tableau. De mouton bêlant on peut alors devenir amoureux, Breitling Replica Watches mais loup.

« Faites-vous couper les oreilles en pointe, limer les canines en pointe, abandonnez votre regard niais et servile pour un œil farouche et nerveux, dressez la queue. »

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ISBN 978-2-913904-33-0 | 13,5 x 20 | 104 p.

Chansons d’amour, hymnes à la joie, paroles de dérision face à la vie, à la mort, parcourent ces textes écrits avant que le coq chante. Les femmes, les bêtes, Dieu, font partie de ce voyage lyrique et désabusé. Après les précédents livres de Rochat, ce Livre de chevet reprend, mine de rien, une parole aussi caustique, et juste un peu plus grave.

«…Un amour platonique, le mot est revenu avec le premier étage, plat et tonique, plat du corps et tonique de la tête. Une giclée de son parfum puis elle s’en va. Elle est là dans ce que tu gardes, ses fleurs bleues, son jus d’orange pendant que tu pressais ses citrons frais. J’avais un endroit poétique, situé dans sa petite ville à l’heure de la canicule. L’endroit était tellement érotique que le platonique avait mal aux dents. »

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ISBN 978-2-913904-09-5 |  | 112 p.

Jean-Pierre Rochat écrit comme il respire, à pleins poumons, en haut de sa montagne à la belle herbe grasse, dans la partie francophone du canton de Berne. Au petit matin brumeux, alors que persiste la mémoire des rêves, il note ses incursions dans l’étrange, puis sort soigner ses bêtes. Les messages qu’il nous adresse sentent la chèvre, le cheval ou le sapin. Ce sont « les mini-romans de sa vie ». De courts récits, tour à tour narquois, lucides ou graves, par lesquels il nous insuffle sa folie, son appétit d’amour et Omega sa poignante reconnaissance de la mort. Les fêlures insoupçonnées d’un éleveur de chevaux nous « montent au cerveau en finesse ».

« La première fois que je vous ai vue, un printemps, je me souviens, un jour de printemps ensoleillé, j’étais dans le parc, sous l’eau, j’étais encore sous l’eau, je jouais avec la neige de pétales de cerisiers, mon amour, tu as soufflé ton odeur dans le tuba, c’était divin, la vie revenait sur la terre. »

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ISBN 978-2-913904-60-6 | 13,5 x 20 cm | 80 p.

Un jour d’été, un écrivain paysan du Jura bernois quitte sa montagne, ses terres et ses bêtes pour s’aventurer le temps d’une soirée et d’une nuit dans un autre monde à l’occasion d’une manifestation littéraire dans une station de villégiature des Alpes valaisannes. Là il arrive, avec sa barbe foisonnante, sa vigueur terrienne et son regard caustique, chargé d’une histoire dont il va, comme les autres auteurs invités, offrir au fil des heures quelques aperçus détonants. À la lueur d’une lune perplexe se confrontent entre la scène et le public des mondes totalement hétérogènes. La joute apparaît périlleuse. Chez lui, chèvres et vaches attendent son retour, narquoises, sceptiques quant au bien-fondé de l’entreprise.

« Les acteurs de la Nuit de la nouvelle sont éphémères, comme les revenants ils craignent la lumière du jour, moi le paysan j’ai pas peur d’y mettre les pieds, tout en laissant une parcelle de mon cœur en la Nuit de Saint-Maur. »